Calorifugeage à Rouen et au Havre : l’axe Seine, de la raffinerie au logement

La vallée de Seine aligne des sites industriels parmi les plus importants du pays, et des réseaux de chaleur qui récupèrent leur chaleur pour chauffer la ville.

Climat Rouen2 672 DJU par an
Gel à Rouen42 jours par an
Le Havre Sud60 km de réseau
Vallée de Seine107 sites Seveso

La chaleur de l’industrie dans les radiateurs

Au Havre, le réseau de chaleur Le Havre Sud, exploité par Dalkia, s’étend sur 60 km et récupère de la chaleur industrielle sur la plateforme Normandie de TotalEnergies, en complément de la centrale biomasse BioSynErgy. À Rouen, le réseau de la Petite Bouverie passe de 16 à 46 km, et le réseau Vésuve s’appuie sur l’usine d’incinération Vesta.

Pour les immeubles raccordés, la règle reste la même : ce que le secondaire perd en sous-sol est payé par l’immeuble, et doit être isolé hors volume chauffé d’ici 2030.

Des sites où l’on isole pour la sécurité

La vallée de Seine compte 107 sites Seveso, concentrés au Havre et à Gonfreville-l’Orcher, à Port-Jérôme et Notre-Dame-de-Gravenchon, et dans l’agglomération de Rouen-Elbeuf. Sur ces sites, les lignes vapeur et les fluides chauds s’isolent aussi pour protéger les opérateurs des brûlures et pour tenir la température des procédés.

La corrosion sous calorifuge y est un sujet majeur, dans un climat humide où la pluie cherche la moindre faille des jaquettes. Notre approche en industrie.

Le Havre de Perret

Le centre du Havre, reconstruit par l’atelier d’Auguste Perret entre 1945 et 1964 et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2005, repose sur une ossature en béton et une forte préfabrication. Les immeubles collectifs de la reconstruction ont des sous-sols et des vides techniques où courent les réseaux de chauffage d’origine ou remplacés.

Dans ces bâtiments protégés, on intervient sur les réseaux sans toucher à l’architecture : le calorifugeage se fait intégralement depuis les parties techniques. Sur les isolants anciens, le repérage amiante passe en premier.

Rouen, plus froid que le littoral

Météo-France relève 2 672 degrés-jours à Rouen-Boos, contre 2 358 au cap de la Hève, au Havre, et 42 jours de gel à Rouen contre 15 sur le littoral. À Rouen, les réseaux extérieurs et les vides sanitaires demandent une attention particulière au gel.

Questions fréquentes à Rouen

Les immeubles raccordés au réseau Le Havre Sud doivent-ils isoler leurs tuyaux ?

Oui, la partie du réseau qui leur appartient et passe hors volume chauffé. Le décret de 2023 vise les réseaux raccordés à un réseau de chaleur urbain.

Intervenez-vous sur les sites industriels de la vallée de Seine ?

Oui, sur la vapeur, les condensats et les fluides de process, selon le NF DTU 45.2. Les habilitations propres à chaque site et la coordination avec les arrêts techniques se préparent avec le devis.

Peut-on isoler les réseaux d’un immeuble Perret classé ?

Oui, l’intervention se limite aux sous-sols et locaux techniques et ne modifie pas l’aspect des bâtiments. Sur les anciens isolants, un repérage amiante précède les travaux.

Quel climat de chauffe à Rouen ?

2 672 degrés-jours unifiés par an à Rouen-Boos selon Météo-France (normale 1991-2020), et 42 jours de gel : une saison de chauffe longue, favorable à la rentabilité de l’isolation.

Un réseau à isoler à Rouen ?

Décrivez le réseau et joignez quelques photos : le chiffrage revient poste par poste, sous 48 h ouvrées.

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