Laine de roche, élastomère, PIR : quel isolant pour une tuyauterie ?
Le bon isolant se déduit de trois questions : quelle température, quel risque de condensation, quelle exigence de tenue au feu. Le tableau part de là.
Sur un réseau de chauffage en acier, la laine de roche en coquilles sous jaquette est la référence. Sur le cuivre et l’eau chaude sanitaire, la mousse élastomère. Sur l’eau glacée, l’élastomère à cellules fermées collé à tous les joints. Au-delà de 110 °C et sur la vapeur, la laine de roche haute densité sous tôle. Le polyisocyanurate sert quand la place manque.
Les isolants face à face
Ordres de grandeur courants. Les valeurs exactes varient selon le produit : c’est sa fiche technique qui fait foi.
| Isolant | Températures d’emploi | Conductivité | Vapeur d’eau | Feu | Où on le pose |
|---|---|---|---|---|---|
| Laine de roche, coquilles | jusqu’à 250 °C et plus | 0,035 à 0,045 | ouverte, pare-vapeur nécessaire au froid | incombustible | chauffage acier, chaufferie, vapeur |
| Mousse élastomère | -50 à +105 °C environ | 0,033 à 0,040 | cellules fermées | classement modeste | cuivre, ECS, eau glacée, clim |
| Polyisocyanurate (PIR), coquilles | jusqu’à 120 °C environ | 0,022 à 0,030 | cellules fermées | variable | faible encombrement, froid |
| Mousse polyéthylène | jusqu’à 80 à 95 °C | 0,035 à 0,040 | cellules fermées | faible | petits travaux chez les particuliers |
| Verre cellulaire | très basses à hautes températures | 0,040 environ | étanche | incombustible | froid industriel, enterré |
Conductivité en W/(m.K), à la température moyenne d’emploi.
Et la jaquette ?
PVC
Propre, lavable, économique. C’est la finition standard en sous-sol, en gaine et en chaufferie. Il craint les chocs et les UV.
Tôle d’aluminium
Résiste aux chocs et aux intempéries. Indispensable à l’extérieur, conseillée en partie basse de chaufferie et sur la vapeur. Elle ajoute 18 à 35 € par mètre.
Acier inoxydable
Pour les milieux agressifs ou les exigences d’hygiène : agroalimentaire, pharmacie, bord de mer.
Revêtement de l’élastomère
À l’extérieur, la mousse élastomère se protège par une peinture ou un revêtement adapté aux UV, ou passe sous tôle.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur isolant pour un tuyau de chauffage ?
Il n’y en a pas un seul. Sur l’acier de chaufferie et les gros diamètres, la laine de roche en coquilles sous PVC ou tôle. Sur le cuivre et les petits diamètres, la mousse élastomère, qui suit les coudes. Là où l’épaisseur manque, les coquilles de polyisocyanurate isolent davantage à épaisseur égale.
La mousse polyéthylène des magasins de bricolage suffit-elle ?
Pour un particulier qui isole quelques mètres de cuivre, elle rend service. Elle est rarement assez épaisse pour atteindre la classe 4, se tasse avec la chaleur et vieillit mal au-delà de 80 à 90 °C. On ne la pose pas sur un réseau collectif.
Laine de roche ou laine de verre sur une tuyauterie ?
La laine de roche domine en calorifugeage : elle tient mieux la température, se façonne en coquilles rigides et reste incombustible. La laine de verre se rencontre surtout sur les gaines d’air.
Quel isolant résiste au feu dans une gaine d’immeuble ?
La laine de roche est incombustible. Les mousses élastomères et plastiques ont des classements de réaction au feu plus modestes, à vérifier selon le type de bâtiment et l’emplacement : immeuble de grande hauteur, établissement recevant du public, circulation protégée.
Un réseau à isoler ?
Décrivez-le en deux minutes : type de réseau, diamètres, longueur approximative, accès. Vous recevez un chiffrage poste par poste.